
Au moins 49 migrants ont perdu la vie le mercredi 27 août au large des côtes mauritaniennes, après le chavirement de leur pirogue. Une centaine de personnes restent portées disparues. Seuls 17 survivants, tous des hommes, ont réussi à rejoindre la côte à la nage après plus d’une heure dans l’eau. Parmi eux, onze sont originaires du Sénégal et six de Gambie.
L’embarcation, partie de Gambie six jours plus tôt avec environ 160 passagers, a subi une panne moteur au large de la Mauritanie. Un passeur aurait envoyé une pirogue de secours depuis la Mauritanie, mais une panique collective lors du transfert aurait provoqué le naufrage. Les rescapés ont été repérés vers 23h30 par une patrouille de garde-côtes près du port de Tanit, à une soixantaine de kilomètres de Nouakchott.
Depuis le drame, les recherches se poursuivent avec plusieurs navires mobilisés. Des témoins ont filmé des cadavres échoués sur la plage, dont celui d’un jeune homme identifié grâce à ses papiers. Ce naufrage s’inscrit dans une série de tragédies liées à la migration clandestine dans la région. Depuis juin, les autorités mauritaniennes ont secouru près de 812 personnes en mer.
Malgré une baisse du nombre d’arrivées aux îles Canaries cette année 11 883 contre 22 304 en 2024 selon le ministère espagnol de l’Intérieur les traversées restent longues et périlleuses, révélant l’ampleur du désespoir et de la détermination des migrants.