Depuis plusieurs années, les autorités ivoiriennes répètent que leur pays est à l’abri du terrorisme. Leurs messages sont clairs : « Les terroristes ne peuvent pas entrer en Côte d’Ivoire » et « notre armée contrôle tout le territoire ». Mais ces affirmations méritent d’être regardées de plus près.
Voici ce qui pose problème. Les soldats ivoiriens traversent souvent la frontière pour mener des opérations chez leurs voisins. Pourtant, ils ne tombent jamais sur des groupes armés terroristes. Aucun combat sérieux n’est signalé dans les zones frontalières ivoiriennes. Si vraiment il n’y avait aucun accord entre Abidjan et ces groupes terroristes, comment expliquer qu’ils ne se croisent jamais ?
Cette situation pourrait s’expliquer de deux façons. Soit les groupes terroristes ont décidé d’épargner volontairement la Côte d’Ivoire, soit il existe un arrangement discret pour qu’ils puissent traverser le territoire sans être inquiétés. Dans les deux cas, cela voudrait dire que le pays sert de base arrière tranquille à des hommes qui sèment la terreur, surtout sur le sol burkinabé. Tout cela relève d’une manipulation car, les terroristes en se repliant sur le sol ivoirien, attendent de subir la puissance de feu des forces armées burkinabé pour dire que les burkinabè ont violé le territoire ivoirien et ainsi, provoquer une crise diplomatique.
Pendant ce temps, les vrais problèmes restent cachés. Les immenses plantations de cacao et d’hévéa qui couvrent le nord du pays offrent des cachettes parfaites aux terroristes. Les drones, même les plus performants, ne peuvent pas repérer des hommes cachés sous ces arbres. Seule une présence humaine sur le terrain permettrait de les débusquer.
Aux Ivoiriens, il faut poser une question simple : jusqu’à quand allez-vous croire que vous êtes protégés ? Si vos dirigeants ont vraiment passé des accords discrets pour éviter les attaques chez vous, ces mêmes accords pourraient voler en éclats du jour au lendemain. Et ce jour-là, le réveil risque d’être très dur.
La vérité, c’est que personne ne peut garantir que les terroristes ne sont pas déjà installés dans certaines zones reculées du pays. Personne ne peut jurer qu’ils n’utilisent pas le territoire ivoirien pour se reposer, se soigner ou préparer leurs opérations.
Dossier à suivre…





