L’Afrique a réalisé une performance historique en 2025 en devenant le marché solaire à la croissance la plus rapide au monde. Selon un rapport de l’Association africaine de l’industrie solaire publié fin janvier, la capacité installée du continent a bondi de 17 % sur l’année, portée par des importations massives de panneaux fabriqués en Chine.
Cette progression africaine contraste nettement avec le ralentissement observé à l’échelle mondiale. La capacité solaire globale n’a augmenté que de 23 % en 2025, contre 44 % l’année précédente, selon les mêmes sources. Le décollage du continent s’explique notamment par la chute spectaculaire du coût des panneaux, qui rend cette technologie enfin accessible aux pays en développement.
Derrière les chiffres, ce sont des réalités tangibles pour des millions d’Africains. Des villages entiers qui n’avaient jamais eu accès à l’électricité peuvent désormais s’éclairer, conserver des médicaments ou irriguer leurs cultures. Le solaire change des vies là où les grands réseaux traditionnels n’avaient jamais réussi à pénétrer.
La Chine joue un rôle moteur dans cette révolution énergétique, fournissant l’essentiel des équipements. Cette dépendance aux importations pose toutefois des questions stratégiques : l’Afrique saura-t-elle développer à terme sa propre capacité de production ou restera-t-elle un simple marché de consommation ?
Si la croissance de 17 % est impressionnante, elle part d’une base très basse. Le potentiel reste immense, surtout si les gouvernements continuent de créer un cadre favorable aux investissements. L’Afrique prouve qu’elle peut emprunter une voie différente, plus propre et plus adaptée à ses réalités, pour relever son défi énergétique.





