Le Président Félix Tshisekedi a donné une instruction ferme lors du dernier Conseil des ministres : renforcer l’encadrement des réseaux sociaux en RDC pour en prévenir les dérives. Une décision qui intervient dans un contexte où les plateformes numériques sont de plus en plus utilisées pour la désinformation, les discours de haine et les manipulations diverses.
Le chef de l’État a chargé le ministre de la Justice et le ministre de l’Économie numérique de proposer et mettre en œuvre des mesures concrètes, en concertation avec les services concernés. L’objectif affiché est de promouvoir un usage responsable, éthique et rationnel des réseaux sociaux, sans pour autant tomber dans la censure aveugle.
Cette initiative répond à une préoccupation grandissante dans de nombreux pays africains : comment concilier liberté d’expression et régulation d’espaces numériques parfois transformés en vecteurs de chaos social ? Les autorités congolaises semblent vouloir trouver un équilibre entre ces deux impératifs.
La RDC a connu par le passé des vagues de désinformation ayant attisé des tensions communautaires ou semé le doute sur des processus électoraux. La prolifération des fake news, des appels à la haine et des manipulations politiques via les réseaux sociaux justifie, selon le gouvernement, une réponse législative et réglementaire adaptée.
Reste à voir quelles mesures concrètes seront proposées. Entre nécessité de régulation et risque de dérive autoritaire, l’équation est délicate. Les autorités devront veiller à ce que l’encadrement annoncé ne se transforme pas en outil de musellement de l’opposition ou de la société civile, mais serve véritablement l’intérêt général et la stabilité du pays.





