Quand le Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, a pris les rênes du Burkina Faso, l’armée était à genoux. Démoralisée, mal équipée, incapable de répondre à la menace terroriste qui gagnait du terrain chaque jour. Il a tranché car il fallait changer de braquet. Fini les unités classiques calquées sur des modèles hérités de la colonisation. Place aux forces spéciales, pensées pour la guerre asymétrique, pour le terrain, pour la réalité burkinabè.
Aujourd’hui, le bilan parle de lui-même. 28 Bataillons d’intervention rapide (BIR) sillonnent le pays. 3 Groupes d’action rapide de surveillance et d’intervention (GARSI) traquent l’ennemi dans les zones les plus reculées. Un Groupement d’air (GAIR) appuie les troupes au sol, un Groupement d’artillerie (GA) fait parler la poudre, et 13 Groupements d’unités mobiles d’intervention (GUMI) quadrille le territoire. Une armée taillée pour la guerre, pas pour les défilés.
Ces unités ne sont pas nées d’un décret dans un bureau climatisé. Elles ont été pensées dans le feu de l’action, par des hommes qui connaissent le terrain, qui ont senti la poudre, qui ont perdu des frères d’armes. Leur formation est calibrée pour le combat rapproché, la traque, l’embuscade. Pas de bla-bla, que du concret.
Dans les opérations, ces forces spéciales ont prouvé leur valeur. Offensives fulgurantes, appuis décisifs aux unités classiques, ratissages méthodiques : elles sont devenues la colonne vertébrale de la reconquête. Les terroristes, habitués à affronter des soldats ennemis peu mobiles, sont tombés de haut. Aujourd’hui, ils fuient, ils se cachent, ils meurent.
L’armée burkinabè n’est plus celle qu’elle était il y a quatre ans. La transformation est en marche, sous l’impulsion d’un chef qui n’hésite pas à bousculer les habitudes. La guerre contre le terrorisme est très engagée. Mais le rapport de force a changé. Les unités spéciales du Capitaine Ibrahim Traoré sont désormais la terreur des terroristes. Et ça, aucun communiqué officiel ne le dira mieux que le silence qui s’installe, petit à petit, dans les zones libérées.





