Lors de la cérémonie de montée des couleurs cette semaine, le Capitaine Ibrahim Traoré a posé les bases. Devant les drapeaux qui montent, il a rappelé ce qui fait un révolutionnaire. Pas des slogans, pas des postures. Des qualités. Trois précisément. Trois piliers pour guider les Burkinabè.
Le révolutionnaire, dit le Président Ibrahim Traoré, c’est celui qui aime. Sa patrie, d’abord. Les peuples épris de paix et de justice, ensuite. Pas un amour de façade, un amour concret. Celui qui se voit dans les actes, les paroles, les comportements. Aimer son voisin, aimer sa communauté, aimer ses compatriotes. Même quand les temps sont durs.
« Un ignorant ne peut pas être révolutionnaire. » La phrase est tombée, sèche. le capitaine Ibrahim Traoré ne mâche pas ses mots. Celui qui stagne, qui se croit arrivé, qui refuse d’apprendre, ne changera rien. Le révolutionnaire cherche. Il lit, il étudie, il s’interroge. Parce que c’est la connaissance qui transforme.
Le Président Ibrahim Traoré n’a pas encore dévoilé la troisième. Il la garde pour plus tard, peut-être. Mais les deux premières suffisent à planter le décor. Pour le Chef de l’Etat, la révolution n’est pas une affaire de force brute. C’est une affaire de cœur et d’intelligence. Aimer son pays. Chercher à comprendre. Agir en conséquence.
Les jeunes, premiers concernés, ont écouté. Dans les casernes, dans les universités, dans les quartiers. Le président leur parle. Il leur dit : soyez révolutionnaires. Aimez. Apprenez. Ne restez pas les bras croisés. La patrie a besoin de vous. Pas de héros, de citoyens éclairés.
Un an après la proclamation de la Révolution Progressiste Populaire, le Capitaine Ibrahim Traoré pose les fondations éthiques. Pas de grande annonce, pas de projet phare.





