Un an après la proclamation de la Révolution Progressiste Populaire, le Capitaine Ibrahim Traoré assène une vérité qui dérange. « Aucune Nation, surtout les moins développées en Afrique, ne peut prétendre se mettre sur le chemin du développement si ce n’est que par la Révolution. » Pas de demi-mesures, pas de réformettes. Une rupture franche avec les recettes importées.
Le Président du Faso ne croit pas aux ajustements cosmétiques. Changer quelques lois, nommer de nouveaux ministres, lisser la communication : pour lui, ce n’est pas assez. L’Afrique a besoin d’un choc. D’une transformation radicale des structures économiques, politiques, sociales. La révolution, c’est ça. Tout repenser. Tout reconstruire.
Depuis un an, le Burkina teste cette théorie. Souveraineté alimentaire, refonte de l’armée, lutte contre la corruption, rupture avec la France. Chaque décision va dans le sens d’une rupture. Les difficultés sont immenses. Mais la conviction est intacte.
Le Président Ibrahim Traoré ne promet pas un paradis. Il promet une guerre contre le terrorisme, contre la pauvreté, contre les habitudes, contre les impérialistes qui tirent les ficelles.
La révolution, c’est accepter de souffrir pour un avenir meilleur. Les Burkinabè l’ont compris.





