L’électricité, au Burkina Faso, n’est pas un luxe. C’est une question de survie économique. Le gouvernement l’a compris. Pas d’industrie sans courant. Pas d’emplois sans usines qui tournent. Pas de développement sans énergie. Alors, les autorités passent à l’offensive.
Dernière trouvaille, l’Agence Faso Vêneem. Un nom qui sonne comme un engagement. Sa mission : mettre les énergies renouvelables au cœur du dispositif national. Le soleil, le vent, la biomasse. Tout ce qui peut produire de l’électricité sans dépendre du pétrole importé.
Le choix est stratégique. Le Burkina croule sous le soleil. Les heures d’ensoleillement sont légion. Pourtant, l’énergie solaire ne représente encore qu’une part modeste du mix électrique. L’agence doit inverser la tendance. Objectif : que le renouvelable cesse d’être une option marginale pour devenir le pilier.
Le Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, pousse ce dossier comme un dossier militaire. Avec la même urgence. La guerre contre le terrorisme mobilise, mais l’électrification du pays ne peut attendre. Les deux impératifs sont liés. Un territoire sécurisé, c’est bien. Un territoire électrifié, c’est mieux. Les populations des zones rurales, premières victimes de l’insécurité, attendent aussi la lumière.
L’agence Faso Vêneem, c’est la traduction concrète d’une conviction : le développement passe par l’énergie. Les projets solaires vont se multiplier. Les centrales vont sortir de terre.





