Le gouvernement congolais a tenu ce vendredi 22 mai 2026 sa 90ème réunion ordinaire du Conseil des ministres à la Cité de l’Union africaine, sous la présidence du Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Une session marquée par la diversité et la densité des sujets inscrits à l’ordre du jour, reflétant l’étendue des défis auxquels la République Démocratique du Congo doit faire face simultanément, des urgences sanitaires aux enjeux diplomatiques, en passant par les ambitions sportives et financières du pays.
La situation épidémique liée à la résurgence du virus Ebola dans certaines zones des provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri a naturellement occupé une place centrale dans les discussions. Déjà au cœur d’une réunion de crise présidentielle quelques jours plus tôt, cette problématique sanitaire demeure une priorité absolue pour l’Exécutif congolais. Le gouvernement entend suivre de près l’évolution de la situation et s’assurer que les mesures de riposte déployées sur le terrain produisent les effets escomptés dans les meilleurs délais.
Sur un registre bien différent, les préparatifs de l’équipe nationale de football pour la Coupe du Monde de la FIFA 2026 ont également figuré à l’agenda de cette session. La qualification des Léopards pour ce rendez-vous planétaire constitue un motif de fierté nationale que le gouvernement entend accompagner avec toute l’attention qu’il mérite. Les discussions autour de la préparation de la sélection témoignent de la volonté des autorités de mettre toutes les chances du côté des joueurs congolais pour une compétition qui s’annonce historique pour le pays.
La diplomatie et le rayonnement international de la RDC ont également été au cœur des échanges. Le Conseil a examiné la candidature du pays au Conseil de l’Union internationale des télécommunications, une instance dont le rôle dans la gouvernance mondiale du numérique est considérable. Briguer un siège au sein de cette organisation témoigne de l’ambition de la RDC de peser davantage dans les instances de décision internationales et de défendre les intérêts du continent africain dans la régulation des technologies de communication.
Enfin, le processus de retrait de la RDC de la liste grise du Groupe d’action financière, le GAFI, a fait l’objet d’un point d’étape lors de cette réunion. Figurer sur cette liste constitue un frein significatif aux investissements étrangers et à l’intégration du pays dans les circuits financiers internationaux.





