Le Tchad fait face à une nouvelle menace sanitaire. Les autorités du pays ont tiré la sonnette d’alarme après la confirmation de cas de choléra dans le district sanitaire de Karal, situé dans la province du Hadjer-Lamis, au centre-ouest du territoire national.
C’est par une circulaire datée du 18 juin 2026 que le ministre de la Santé publique et de la Prévention, le Dr Abdelmadjid Abderahim, a officiellement déclenché l’alerte sanitaire, donnant ainsi le coup d’envoi d’une mobilisation attendue à tous les échelons du système de santé tchadien.
Premier réflexe exigé des responsables sanitaires locaux : renforcer sans délai la surveillance épidémiologique, afin de détecter rapidement toute nouvelle contamination et d’éviter une propagation incontrôlée de la maladie vers d’autres districts du pays, voire au-delà des frontières provinciales.
Du côté des populations, le message est tout aussi pressant. Les autorités appellent à un respect rigoureux des règles d’hygiène de base, pourtant simples mais déterminantes face à une maladie hautement contagieuse : lavage fréquent des mains au savon, consommation exclusive d’eau potable, cuisson complète des aliments et lavage systématique des fruits et légumes avant consommation.
Le choléra, maladie directement liée aux conditions d’accès à l’eau potable et à l’assainissement, continue de représenter une menace récurrente dans plusieurs régions d’Afrique centrale. Sa résurgence au Tchad rappelle, une fois de plus, l’urgence d’investir durablement dans les infrastructures sanitaires de base pour protéger des populations encore trop souvent exposées à des épidémies évitables.





