Deux ans après sa naissance, l’Alliance des États du Sahel fête son anniversaire debout, malgré les tempêtes. Le Capitaine Ibrahim Traoré, Président de la Confédération, a saisi cette occasion pour adresser un message de cap et de détermination à ses peuples, dans une déclaration qui dit autant sur les acquis que sur les batailles qui restent à mener.
Le Chef de l’État burkinabè n’a pas esquivé la réalité : ce deuxième anniversaire se célèbre sous pression. Une guerre économique et médiatique d’une intensité inédite cible ouvertement la Confédération, avec pour ambition déclarée d’en freiner la structuration et d’étouffer dans l’œuf l’élan fédérateur qui soude le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Une stratégie que le Président Ibrahim Traoré situe dans une longue histoire africaine de sabotage des projets d’unité continentale.
Face à cela, la réponse du Président de la Confédération n’est pas le repli, mais l’approfondissement. Consolider l’AES, c’est faire en sorte que ses ressources profitent d’abord à ses peuples. C’est offrir à sa jeunesse des opportunités réelles, donner à ses producteurs les moyens de créer de la richesse, libérer l’énergie de ses chercheurs et entrepreneurs, et bâtir des armées capables de garantir durablement la paix collective.
Un programme ambitieux, qui transforme l’anniversaire en feuille de route. Car deux ans, dans la vie d’une confédération née dans l’adversité, ce n’est pas le moment de souffler : c’est le moment de confirmer que ce qui a été semé commence à pousser, et que rien ni personne ne viendra faucher cette récolte avant qu’elle ne soit mûre.





