Burkina Faso : La diaspora appelée à investir dans les projets structurants

Le gouvernement burkinabè franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de mobilisation des ressources endogènes. Sous l’impulsion du Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, le projet « Diaspora Bonds » sera officiellement lancé le 16 mars 2026. L’objectif est ambitieux : lever 240 milliards de FCFA auprès des Burkinabè établis à l’étranger pour financer des projets de développement structurants .

Cette initiative, présentée le 23 février 2026 lors d’un webinaire réunissant plus de 200 responsables des missions diplomatiques, est portée par le ministère de l’Économie et des Finances en collaboration avec le groupe bancaire panafricain Vista Group Holding. Concrètement, il s’agit d’obligations d’État spécialement conçues pour permettre à la diaspora, estimée à plus de 16 millions de personnes selon l’annuaire statistique du ministère des Affaires étrangères, d’investir directement dans le développement du pays, dans un cadre formalisé et sécurisé.

Les fonds collectés serviront à financer des projets prioritaires identifiés par les autorités : construction d’unités industrielles, réalisation d’infrastructures routières et soutien à d’autres secteurs structurants de l’économie nationale .

Cette approche s’inscrit parfaitement dans la vision souverainiste du Chef de l’État qui, depuis son arrivée à la tête du pays, n’a cessé de promouvoir des mécanismes de financement endogènes, à l’image du Fonds de soutien patriotique (FSP) qui a déjà mobilisé plus de 496 milliards FCFA depuis 2022 .

Le facteur patriotique est au cœur de cette opération. Après avoir déjà largement contribué au FSP, avec des dons récents comme les 20 millions de FCFA de la diaspora d’Espagne le 11 février 2026, les Burkinabè de l’étranger sont aujourd’hui appelés à franchir un nouveau cap en devenant investisseurs directs dans les projets de développement .

Leurs transferts de fonds vers le pays s’élevaient déjà à 579 millions de dollars en 2023 selon la Banque mondiale, des sommes jusqu’ici majoritairement consacrées aux dépenses courantes des familles .

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