Au Burkina Faso, la reconquête du territoire ne saurait s’arrêter au bruit des armes. Lors de l’ouverture du Conseil national de la modernisation de l’administration, le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo trace une feuille de route cruciale. Dès que les forces armées libèrent une zone, les institutions doivent aussitôt réinvestir le terrain.
Écoles, maternités, guichets d’état civil, tribunaux et centres sociaux rouvrent leurs portes pour servir la population. Ce discours livre un message clair montrant que la présence physique des services publics constitue le rempart le plus efficace contre l’influence des groupes terroristes. La reprise du territoire trouve ainsi son prolongement naturel dans la renaissance des institutions.
La performance administrative de 85,38 % enregistrée en 2025 apporte un indicateur encourageant. Elle ne doit toutefois provoquer aucune autosatisfaction. Le chef du gouvernement l’a rappelé avec fermeté. Une administration utile se juge sur sa capacité à répondre aux besoins réels du citoyen, surtout lorsque le pays traverse une période aussi exigeante.
La transformation numérique participe également de cette reconquête. L’ouverture progressive des services numériques aux langues nationales peut renforcer leur accessibilité et donner à la modernisation administrative une dimension profondément populaire.
Pour l’échéance de 2027, le gouvernement burkinabè fixe un cap solide. L’administration assure la continuité des missions fondamentales et consolide le pacte civique. Cette prise de parole politique traduit une résolution ferme qui va réinstaller l’autorité de l’État dans chaque région où les citoyens attendent le retour du droit, de la protection et de la dignité.
Brenda N’dri









