Le Conseil des ministres réuni ce jeudi sous la présidence du Capitaine Ibrahim Traoré a tranché sans détour sur un dossier sensible touchant à l’intégrité au sein des forces de sécurité. Selon les précisions livrées par le ministre porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, le Conseil a entériné la révocation de deux agents de police impliqués dans une affaire de détournement de fonds publics.
L’ampleur des faits, révélée par le Commissaire divisionnaire Mahamadou Sana, donne la mesure de la gravité du dossier : un montant total de 45 216 000 FCFA aurait été détourné, des fonds normalement destinés au financement des opérations de l’Unité Mobile d’Intervention de la Police Nationale, basée à Koin, dans la région des Bankui.
Deux noms sont au cœur de cette affaire : le Lieutenant de police Tiao B. Nicolas, chef du service administratif et financier de la Direction régionale de la Police Nationale des Bankui, et le Sergent-chef de police Ilboudo Pawentoré Marcelin, responsable de la logistique au sein du même service. Deux postes clés, occupés par des hommes désormais rattrapés par la rigueur disciplinaire de l’institution.
La sanction est tombée sans ambiguïté : révocation pure et simple, prononcée en application de la loi 027-2018 portant statut du cadre de la Police nationale, ainsi que du décret N° 2019-0406 relatif au règlement de discipline générale de la Police Nationale.
Ce dossier illustre la volonté affichée par les autorités de la transition de ne tolérer aucune complaisance face aux détournements de deniers publics, y compris au sein même des institutions chargées de la sécurité des Burkinabè. Un signal de fermeté qui s’inscrit dans la logique de redevabilité prônée par la Révolution Progressiste Populaire.





